Ukraine : regards sur la crise

Ukraine : regards sur la crise, L'Âge d'Homme, 2014, sous la direction de Thomas Flichy de la Neuville

(...) Alors que la crise ukrainienne bat son plein, une petite équipe internationale composée d’experts de l’Asie centrale, officiers, universitaires cadres du secteur privé et hauts fonctionnaires, livre une première analyse sur un enjeu éminemment complexe. Les tensions ukrainiennes actuelles sont inséparables des relations ambivalentes entre la Russie et son voisin méridional. Sous l’effet des invasions, la capitale de la Russie a, en effet, connu une translation de Kiev à Moscou. (...)
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La Russie, puissance d'Eurasie, Histoire géopolitique des origines à Poutine

La Russie puissance d'Eurasie. Histoire géopolitique des origines à Poutine, Ellipses, 2012, par Arnaud Leclercq

(...) Loin des clichés médiatiques, plongeant dans les profondeurs de l’histoire et de la géopolitique, Arnaud Leclercq nous offre une réflexion atypique et inscrite dans la longue durée, nourrie d’une connaissance intime des Russes. Il met en lumière les constantes religieuses, identitaires, politiques de la Russie et trace les perspectives d’une puissance qui, n’en déplaise à l’Occident, sera de plus en plus incontournable.
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Russie - UE : la tectonique des plaques

Russie – UE : la tectonique des plaques

La Nouvelle Revue Géopolitique n°21, avr. mai juin 2013 – Russie – UE : la tectonique des plaques, par Arnaud Leclercq

« La crise de l’euro est bien plus profonde qu’une simple crise de la dette. L’euro a été créé pour des raisons politiques et sans prendre en compte le niveau de technologie des pays, l’harmonisation du marché du travail, l’intégration politique et une langue commune. L’Union européenne n’est pas une vraie Fédération et en a tous les inconvénients sans en avoir les avantages. »
Cette déclaration cassante de Vladimir Poutine, le 25 octobre 2012 lors du Club Vladaï, résume bien lie sentiment russe vis-à-vis de l’Union européenne : votre monnaie est construite sur du sable, les disparités économiques et territoriales ont été négligées, vous ne disposez pas d’un socle identitaire solide et votre gouvernance est bancale. Vous n’êtes pas un modèle pour la Russie. Qui êtes-vous pour nous donner des leçons ?

Scènes de ménage ou divorce consommé ?

En cherchant à mieux comprendre ce désamour, on retrouve malheureusement beaucoup de qualificatifs émotionnels de part et d’autre : absence de de respect mutuel, ambiguïté, incompréhension, divergences, méfiance, malentendus, concurrence. Comme dans un vieux couple, les reproches fusent et se répondent sans que l’on saisisse qui a eu le tort le premier.
Ainsi, quand l’Europe partie à la Russie de liberté et de démocratie, cette dernière y voit hypocrisie et leçons de morale à géométrie variable. L’UE ne soutient-elle pas, depuis longtemps, des régimes notoirement corrompus et peu démocratiques comme celui de l’Algérie ? La France n’a-t-elle pas reçu en grande pompe l’ubuesque Colonel Kadhafi, avec sa tente installée sur les Champs Élysées – s’il vous plaît ! – avant de décider de le bombarder sans ménagement ?
Une histoire européenne commune… Moscou oublie un peu vite le dépeçage de la Pologne, qui a marqué les esprits libéraux européens, et ses conquêtes aussi bien impériales que staliniennes vers la Baltique, la mer Noire, l’Asie centrale et l’Extrême-Orient. La Russie se souvient en revanche des agressions militaires multiples qui se sont succédées au fil des siècles, en provenance des Polono-Lithuaniens, des Suédois, des Allemands, des Français et des Anglo-Saxons, et qui lui ont donné un sentiment de citadelle assiégée.

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